Recrutement, savoir pourquoi après un refus


Dégagez, il n'y a plus rien à voir ...

Des entretiens, j'en obtiens. Des refus, aussi. Uniquement, jusqu'à présent. Ce qui m'interroge.

Aussi étrange que cela puisse paraître, il est des refus que l'on reçoit avec soulagement car on sait, intimement, que ça va pas le faire. Pour le reste, il est de trop rares occasions où l'on vous dit pudiquement "la direction n'est pas prête à accepter un profil comme le vôtre". Un profil susceptible de bousculer les "on fait comme ça depuis toujours".  C'est au moins une explication. 

Malheureusement, dans la majorité des cas, le motif du refus est noyé sous des excuses convenues. Une question revient sans cesse et me turlupine. Comment progresser, rectifier sa façon de se présenter si on ne vous vous fait jamais de retour, si on vous donne pas la clé ?

Poli(e), après la réception du xième "nous avons opté pour un profil plus en adéquation", vous vous fendez d'un message pour remercier et mentionnez que cela vous aiderait dans votre parcours si vous saviez ce qui a porté le choix sur un autre candidat.

Question vaine. Silence. Assourdissant, le silence. Glacial, le silence. Fuyant, le silence. 

Le silence se sait pas répondre.  On préfère enjoliver le refus et l'enrober de phrases creuses. Afficher du positif dans du négatif. Dans le meilleur des cas, vous avez "une belle personnalité" ou ils "ont apprécié la richesse de votre parcours". D'accord, mais nous ne sommes pas des enfants, hop une sucrerie, on souffle sur le bobo et c'est fini. C'est quoi cette manie de toujours afficher un optimisme forcé ? De vouloir sans cesse éviter la réalité ?

Certains pensent, sont convaincus même, que ce qui n'est pas formulé, n'existe pas. C'est "débrouille-toi avec tes questionnements, tourne la page et viens pas nous poser de questions embarrassantes". Sauf que ce qui n'est pas résolu revient, justement, sans cesse ...

Et le courage dans tout ça ? Il est où le courage ? Il me semble, quant à moi, que le courage d'un décideur (et de toute autre personne) devrait se manifester dans sa capacité à faire face à ce qui n'est pas agréable. J'en sais quelque chose car en qualité d'employeur, même à titre bénévole, j'ai dû faire face à des moments particulièrement délicats.

Savoir dire, poliment, la vérité sur ce qui a fait la différence est synonyme d'empathie, tout simplement parce que cela peut véritablement aider. Pas le contraire.


#refusrecrutement
#maviemonjob











Commentaires

  1. Je suis bien d'accord avec toi c'est frustrant de ne pas savoir. On veut bien se remettre en question mais s'il vous plaît laissez nous savoir le pourquoi du comment de ce refus que l'on puisse travailler sur nos points faibles ! Merci beaucoup pour cet article :)

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    1. Exactement. C'est le meilleur moyen de progresser. Merci Valérie.

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